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En traduction, les tarifs sont très généralement calculés au mot. Il s’agit d’une unité de mesure en apparence simple et logique, qui permet d’établir facilement les coûts : on n’a en effet qu’à multiplier le nombre de mots à traduire par le tarif au mot demandé et le tour est joué.

Mais c’est une simplicité trompeuse pour deux raisons :

  • Des textes comportant le même nombre de mots peuvent exiger une somme de travail très différente en fonction de plusieurs facteurs particuliers, notamment la terminologie, le domaine de spécialisation et l’importance stratégique du texte à traduire pour l’organisation. Le nombre de mots d’un texte n’est donc pas un indicateur fiable du travail nécessaire à sa traduction professionnelle, ni, par conséquent, de la valeur de ce travail.
  • La traduction professionnelle d’un texte et sa livraison clé en main ne se limitent pas au strict transfert linguistique. Elle demande la contribution de divers intervenants comme le chargé de projet, un terminologue, un réviseur (ou même deux), un correcteur d’épreuves et un spécialiste en éditique (formatage). Ces interventions ne sont pas toujours comprises dans les tarifs au mot et peuvent occasionner des frais supplémentaires.

Heureusement, il existe d’autres modes de tarification plus souples et plus fiables en traduction professionnelle. Avant d’aborder ces modèles, commençons par examiner plus précisément le problème de la tarification au mot.

Même nombre de mots, défis très différents

Prenons quatre exemples de textes qui ont tous la même longueur, soit 2 000 mots.

Le compte rendu d’une rencontre routinière de votre comité de santé et de sécurité au travail

Ce genre de document peut généralement se traduire assez rapidement, sans grande difficulté. Le traducteur a souvent des comptes rendus antérieurs du même comité dans lesquels il trouvera l’essentiel de la terminologie spécialisée, ainsi que des passages très semblables.

Prévoir environ une journée de travail à moins de sérieux imprévus

Une allocution du président de votre organisation pour un forum mondial

Cette allocution exigerait vraisemblablement l’expertise d’un adaptateur pour des questions de style, ainsi qu’une deuxième révision à des fins de protection contre tout risque d’inexactitude ou d’ambiguïté nuisible à la bonne réputation de votre organisation.

Prévoir environ une journée et demie de travail

Un rapport financier illustré de nombreux tableaux

Ce rapport demanderait sans doute des services connexes : recherches terminologiques spécialisées et deuxième révision en raison
de l’importance extrême du document pour votre organisation. Les tableaux peuvent exiger un travail spécialisé d’éditique.

Prévoir environ deux journées de travail

Le plan d’un nouveau programme marketing assorti d’un slogan inédit

Le slogan à lui seul
peut exiger de nombreuses heures
de travail d’adaptation selon sa subtilité et la diversité des messages qu’il doit véhiculer. Et c’est sans compter le travail d’adaptation et de révision créative que demande le reste de l’annonce.

Prévoir sans doute trois journées, voire plus si le slogan est très exigeant

Les risques de la tarification au mot

En régime de facturation au mot, le montant facturé est censé être le même pour ces quatre textes, ce qui signifie qu’en principe le fournisseur doit y consacrer la même somme de travail et de temps.

Deux scénarios désavantageux

  • Le fournisseur de services linguistiques (FSL) applique le même mode de tarification standard pour ces quatre textes si différents, ce qui l’empêche de vous offrir la qualité voulue dans le cas des textes plus exigeants.
  • Le FSL ajoute les heures ou les services requis pour traduire adéquatement les textes plus exigeants. Il vous les facture en sus des tarifs au mot, ce qui fait augmenter la facture par rapport à vos attentes.

Baisser ses tarifs, c’est manquer de temps pour bien travailler

Les FSL qui offrent uniquement la tarification au mot ciblent généralement des clients pour qui le prix arrive en tête des critères de choix. Leurs tarifs sont donc souvent économiques, adaptés aux textes peu exigeants qui demandent un investissement de temps limité. Quand vous leur confiez un texte plus exigeant, ils ne peuvent pas lui consacrer deux ou trois fois plus de temps sans travailler à perte. Or, il se trouve que les textes plus exigeants constituent souvent près de la moitié de tout ce que traduisent les organisations.

Pensez-y : les fournisseurs qui facturent tout au mot manquent de temps pour traduire adéquatement un texte sur deux. Il va sans dire qu’il s’agit d’un très sérieux problème.

Manque de temps pour l’évaluation adéquate des projets

Quand un FSL manque de temps, ça signifie notamment qu’il ne peut réaliser l’analyse de tous les facteurs déterminants en amont du projet :

  • Complexité du contenu
  • Domaines et sous-domaines de spécialisation
  • Terminologie nouvelle ou pointue
  • Type d’expertise langagière qui s’impose (traduction, adaptation, terminologie, etc.)
  • Importance du document pour l’organisation
  • Durée de vie du document
  • Diffusion prévue (public cible vaste ou restreint, attentes élevées ou « normales »)
  • Contexte culturel

Manque de temps pour l’exécution adéquate des projets

Le manque de temps empêche le FSL d’ajuster sa stratégie d’exécution du projet. Il vous expose donc aux risques qui vont de pair avec un travail fait dans l’urgence (surtout si ce travail est fait par des ressources sous-payées et sous-qualifiées) :

  • Fautes linguistiques
  • Erreurs de sens
  • Mauvaises formulations qui ne passent pas dans la langue cible
  • Non-respect de votre terminologie ou de vos normes de communications
  • Absence d’adaptation culturelle
  • Passages oubliés et non traduits
  • Manque d’uniformité

Vous l’aurez compris : cette combinaison de lacunes possibles augmente considérablement le risque de vous retrouver avec une traduction de mauvaise qualité qui, à son tour, peut entraîner de sérieuses conséquences pour votre organisation :

  • Coûts supplémentaires et retards engendrés par la reprise des mauvaises traductions
  • Atteinte à votre réputation
  • Perte de clientèle
  • Possibilités de poursuites dans les pires cas

Finalement, ce qui pouvait d’abord sembler comme une solution de tarification simple et économique peut s’avérer beaucoup plus coûteux et compliqué que prévu.

Il existe heureusement des modes de tarification plus fiables, qui vous garantissent la valeur voulue et vous mettent à l’abri des risques.

Deux approches garantes de valeur

La meilleure façon d’obtenir toute la valeur attendue des services linguistiques – c’est-à-dire qualité, conformité, efficacité, sécurité et économies réelles –, c’est d’opter pour un FSL dont l’approche experte permet d’établir l’importance relative de chaque document, et donc de leur consacrer le temps et le travail nécessaires.

Deux principaux modèles de tarification permettent d’atteindre cet objectif et d’éviter les problèmes de la tarification au mot :

Le modèle hybride de tarifs au mot et à l’heure

  • Pour les textes moins exigeants, dont l’analyse experte confirme qu’ils peuvent se traduire à bon rythme et qu’ils n’exigent pas trop de services complémentaires, le FSL vous offre la tarification au mot au taux le plus bas possible.
  • Pour les textes plus exigeants, dont l’analyse experte confirme qu’ils demandent plus de temps et d’expertise que la moyenne, le FSL vous facture chaque service à l’heure en vous garantissant que vous payez exactement le temps nécessaire, et pas un dollar de plus.

Le modèle intégral à l’heure

  • Tous les textes sont facturés à l’heure, des plus simples aux plus exigeants.
  • Le FSL évalue précisément le travail nécessaire à chaque texte et vous garantit que vous payez exactement le temps correspondant, et pas un dollar de plus.
  • Vous pouvez demander un devis détaillé pour chaque projet, ce qui élimine toute incertitude que vous pourriez avoir en ce qui a trait aux frais facturés.

Sur l’ensemble des documents que vous faites traduire, ces deux modèles offerts par Versacom ne sont ni plus complexes ni plus coûteux que la tarification au mot. Les coûts se répartissent simplement de façon différente, sur mesure, selon les normes de qualité et de conformité précises à respecter pour chaque texte. Les textes plus simples, qui demandent moins de temps, sont même souvent plus économiques à l’heure qu’au mot.

Qu’en est-il des économies pour les répétitions ou correspondances?

Toutes les organisations s’attendent aujourd’hui à ce que leur FSL facture moins cher les passages parfois nombreux qui se répètent dans un même texte ou qui ont déjà été traduits en tout ou en partie dans des textes précédents.

Il n’y a pas que les tarifs dégressifs au mot qui vous procurent ce type d’économies, loin de là. Un FSL professionnel qui emploie les modèles tarifaires hybrides ou à l’heure peut vous faire économiser tout autant, voire plus.

  • Comme il utilise intelligemment les meilleurs outils d’aide à la traduction, il peut repérer, dès l’analyse initiale du projet, tout passage d’un texte à traduire qui existe déjà dans la langue cible.
  • Quand ce type de répétition ou de correspondance permet d’accélérer le travail de traduction, 
le FSL vous facture moins de temps et vous offre donc des économies pouvant aller jusqu’à 100 % du contenu déjà traduit (ce qui est encore moins cher que les plus bas tarifs au mot).
  • Tout est clairement documenté dans un devis, ce qui vous donne la preuve statistique des économies réalisées.

La gestion des coûts au-delà des tarifs

La tarification n’est qu’un des multiples moyens d’optimiser les coûts en traduction professionnelle. D’autres facteurs jouent un rôle important, que l’on pense par exemple à la gestion efficace des urgences, à l’attribution de chaque texte aux experts les mieux qualifiés, ou à toute autre forme d’évitement de coûts qui vient réduire la facture totale.

L’ensemble des facteurs pertinents permet d’établir ce qu’on peut appeler le juste coût des services de traduction, c’est-à-dire celui qui vous garantit qualité et capacité, sans risque. Consultez le site de Versacom pour découvrir le juste coût clairement défini.

Chaque organisation a ses enjeux en matière de gestion des coûts de la traduction. Si vous souhaitez discuter des vôtres avec nos experts pour élaborer des stratégies vraiment personnalisées, n’hésitez surtout pas à demander une consultation gratuite sans obligation de votre part.

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